J'ai vu quelques concerts depuis le début de l'année, Dalek c'était énorme (sans arrière pensée hein!), j'ai revu Julien Ottavi, j'ai vu Evangelista, surtout, j'ai revu Psychic TV, c'était un peu moins bien qu'à Bâle l'année dernière mais ça fait quand même plaisir et il y avait Alice Genese à la basse et même Genesse, la fille de Genesis P.Orridge, qui jouait du synthé ! Elle est jolie ! Par contre le concert m'a semblé plus poussif que l'année dernière, peut-être à cause de la set list qui regroupait pas mal des chansons plutôt lentes des deux derniers albums, et qui ne sont à vrai dire pas mes préférées. Très bonne surprise quand même au début car ils ont ouvert le concert avec Unclean, chanson mythique des années 80 et que j'adore, très bonne interprétation en plus. Mais grosse déception à la fin car sur la set-list c'était marqué qu'ils feraient Roman P. et pourtant... non... pas de dernier rappel... argh non... c'est une de mes chansons préférées... tiens je vais me l'écouter d'ailleurs. Enfin c'était vraiment cool de les voir, pas loin de chez moi en plus, je ne pouvais pas les rater. J'ai acheté un t-shirt, mais il n'en ont plus des rouges, c'est dommage. Par contre l'encre blanche est phosphorescente je m'en suis rendue compte en allant me coucher le lendemain, c'est plutôt classe.
Bon par contre, de tous ces concerts, il ressort un truc récurrent. Quand j'étais seule dans mon entourage à écouter de la «musique bizarre» (comme, par exemple, au début de ce blog), j'allais toute seule aux concerts, c'était pas toujours évident de me débrouiller pour emprunter la voiture aux parents, ou alors y aller en train sans que les parents justement le sachent, sans savoir où dormir et tout et tout... donc parfois un peu galère, et une fois sur place j'étais dans un état d'excitation juste pas croyable, et même si après tel ou tel concert je pouvais dire «bon... c'était tout de même pas le concert du siècle», sur le moment, c'était vraiment la catharsis, un moment trop parfait, trop intense, j'étais vraiment moi-même à 100% et sans aucun mélange, sans aucune honte, je dansais, je hurlais, je me vidais de tout le négatif.
Maintenant, c'est beaucoup plus simple, pour aller aux concerts, car je connais beaucoup de gens qui écoutent ce genre de choses, il y a aussi de manière générale plus de gens qui en écoutent (enfin j'ai l'impression...), bref, on y va en troupe, et il y a toujours quelqu'un pour te donner son avis, entre les chansons, ou pendant, ou alors jouer les rabat-joie, c'était naze, je les ai vus en 89 et c'était 100 fois mieux, et le son est mal mixé, et finalement les concerts de noise c'est pas mon truc, etc, etc, bref, déjà c'est chiant parce que dans ces moments là j'ai juste envie d'être dans l'euphorie pure et pas dans des attitudes de blasés que plus rien n'étonne ; et puis en plus j'ai aussi besoin d'être à 100% dans le concert et pas à faire attention à ce qu'untel me hurle dans l'oreille et qu'il se sent obligé de me répéter quatre fois jusqu'à ce que je comprenne (alors que je m'en fous).
En fait, la dernière fois que j'ai vraiment érpouvé ça, ce bonheur pur du concert cathartique, c'était pour les concerts que je faisais à Londres. Ramleh, Skullflower, William Bennett, j'étais seule, je ne connaissais personne, je devais prendre 3 bus pour rentrer, c'était des moments de bonheur parfait. Au moins je sais que je peux retrouver ça facilement.
Bref, toi qui aime des musiques «bizarres» et qui te sens seul car personne ne comprend, sois béni, tu ne sais pas la chance que tu as.


